Catastrophes naturelles : le BRGM en pointe pour réduire les risques

Pour mieux prévenir les catastrophes naturelles, souvent meurtrières et coûteuses, l’Agence nationale de la recherche (ANR) a cofinancé des dizaines d’études et d’analyses depuis 2010. Densification de population, urbanisation ou transformation des flux d’échanges peuvent rendre la gestion des catastrophes naturelles particulièrement délicate, rappelle l’ANR dans son Cahier n°10 qui vient de paraitre. De plus, des progrès peuvent encore être réalisés en matière de réduction des risques. La prévention nécessite d’améliorer la connaissance des aléas naturels et de fournir une aide à la décision.

4 projets de recherche ANR coordonnés par le BRGM dans le domaine des risques

En tant qu’expert reconnu du sol et du sous-sol, le Bureau de recherches géologiques et minières a dirigé 4 projets de recherche ANR ces dernières années et participé à 9 autres. Ses ingénieurs ont fait avancer les connaissances en géophysique, en hydrologie, en séismes, en mouvements gravitaires (éboulements, mouvements de terrains, érosion), en submersions marines. D’une durée de 18 mois à 4 ans, ces études ont permis une avancée notable des connaissances dans leurs domaines respectifs.

Initié en 2017, le projet RISCOPE vise à mieux prévoir les risques de submersion côtière à une échelle très locale. Les informations nécessaires aux acteurs locaux de la gestion de crise (comme la traficabilité de routes stratégiques d’accès) sont identifiées, tandis que des méthodes innovantes sont mises en place pour diminuer les temps de calculs des modèles de submersion. In fine, un démonstrateur web permettra aux utilisateurs locaux d’avoir accès à des prévisions à 3 jours, mais aussi d’explorer en direct l’effet d’une remontée éventuelle du niveau marin.

Conduit entre 2013 et 2017, le projet SAMCO était destiné à diminuer les risques en montagne, en précisant l’évolution des risques gravitaires en montagne face aux transitions environnementales, climatiques et démographiques. Les risques et les aléas ont été modélisés et cartographiés ; ils sont aujourd’hui disponibles sur une plateforme web dédiée aux acteurs locaux qui, selon des scénarios choisis, peuvent observer l’évolution de phénomènes comme les glissements de terrain.

Le projet ONAMAZU a été conduit 18 mois durant suite au séisme de Tohoku au Japon en 2011. En collaboration avec le Disaster Prevention Research Institute nippon, et sur la base d’accélérogrammes, ce projet de recherche fondamentale avait pour vocation de mieux comprendre le comportement mécanique des sols ainsi que leurs niveaux de déformation après un important séisme.

Clôturé en 2018, le projet SPICy (2014-2018) a développé un système expérimental de prévision des inondations marines et fluviales d'origine cyclonique pour les territoires d'Outre-Mer. Au-delà de la prévision des inondations, la finalité de SPICy consistait à formaliser de nouveaux outils d’aide à la décision. Le projet doit ainsi compléter les informations de vigilance transmises par les services de l’État et mieux anticiper la mise en œuvre d’actions préventives.