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L'AJSPI en Turquie

Par Denis Sergent le dim 14/10/07 - 13:54

De l'étude des tremblements de terre à l'archéologie, quoi de neuf dans la science turque ? Pour le savoir, dix journalistes de l'AJSPI se sont rendus en Turquie du 8 au 13 octobre 2007.

1er jour – À Istanbul, ça bosse fort

Première journée. Lever à 4 heures pour les plus matinaux, à 5 heures pour les autres. Le taxi est à l’heure, sauf pour Denis. Direction Orly Sud, enregistrement, café, croissant (optionnel), embarquement. Vahé n’est pas là, mais l’essentiel des journalistes est présent... Décollage sans encombre. On passe au-dessus de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine qui laisse échapper un panache de vapeur au-dessus du voile nuageux. Comme quoi, le nucléaire ça peut parfois être beau... (Denis). Survol des Alpes autrichiennes, rase-mottes au-dessus de la mer de Marmara (petite mer délimitée par les détroits du Bosphore au nord et des Dardanelles au sud, passage obligé entre la mer Noire au nord et la mer Egée, l'une des composantes de la Méditerranée, au sud) et atterrissage sur les chapeaux de roues. Par le hublot, on aperçoit une bonne centaine de cargos, pétroliers et autres porte-conteneurs mouillés au large, attendant leur tour pour remonter en mer Noire.

Température : environ 32 °C. Derrière un guide arborant un panda en peluche, un groupe de Japonais tente de nous devancer au guichet des passeports. En vain. A l'aéroport international Mustafa Kemal Ataturk d'Istanbul, Xavier Labouze nous accueille. Cet attaché de coopération scientifique, universitaire à l'Ambassade de France en Turquie (habituellement basé à Ankara), nous a concocté le programme de ces quatre jours. Tiens Vahé ! Mais qu'est-ce que tu fais là ? Un de retrouvé, une de perdue : où est Caroline ? "La petite Caroline, pourtant bien repérable avec sa valise à roulettes orange, est demandée au bureau d'accueil ". Ouf, retrouvée. Opération suivante : chargement rocambolesque des bagages dans le minibus au milieu d'un troupeau de taxis jaunes et de klaxons vociférants. Un agent de police veut nous dresser un procès verbal. La carte d'ambassade de Xavier l'en dissuade rapidement. Dans le bus, on apprend à Xavier que le physicien Albert Fert, spécialiste du spin quantique, vient d'avoir le prix Nobel 2008 (co-lauréat avec un Allemand). Direction Yenikapi, un quartier d'stanbul : le plus grand site archéologique découvert à l'occasion du grand chantier de tunnel sous le Bosphore. Sur un terrain équivalent à Longchamp, des centaines d'ouvriers tout de gris vétus s'échinent à dégager du sol les vestiges de 27 navires échoués il y a près de 900 ans, en pleine époque byzantine, probablement à l'occasion d'une tempête car ils étaient encore chargés d'amphores. Rencontre avec Mme Nergis Gunsenin, prof d'archéo marine à l'université technique d'Istanbul (ITU). Sur le terrain, on se croirait sur un sol lunaire et il nous faut beaucoup d'efforts pour éviter de piétiner les tessons d'amphores et autres poteries, les ossements de gros animaux ... qui jonchent le sol. Pause casse-croûte de dix minutes. Kebab et Ayran (lait fermenté traditionnel) au milieu des bouchons (également traditionnels). Du coup, on doit annuler l'escapade à Santral (qui signifie centrale), une ancienne usine électrique recyclée en un lieu où s'effectue un rapprochement entre Art et Science. Une sorte de mariage entre Beaubourg-Pompidou et la Cité des Sciences. Visite en exclusivité (c'est fermé le lundi !) au Musée d'archéologie d'Istanbul de l'exposition "A la lumière du jour ", réunissant toutes les pièces exhumées sur le chantier de construction du métro sous le Bosphore depuis 2004. Notamment des poteries noires du Ve siècle av. J.-C. et des objets illustrant la présence chrétienne. Accueil par Ismaêl Karamut, directeur du musée. Il s'agit du plus grand musée d'archéologie de Turquie, riche d'environ un million de pièces. Il recèle notamment d'immenses tombeaux provenant de Mésopotamie (actuel Irak, faisant alors partie de l'Empire ottoman). Le soir, cocktail au Palais de France à Istanbul. Mot de bienvenue de Christine Moro, consule générale de France à Istanbul, fraîchement arrivée à ce poste. Rencontre avec plusieurs personnalités turques et françaises des domaines scientifique et culturel. Notamment Pierre Chuvin, directeur de l'Institut français d'études anatoliennes (IFEA), Jean-François Pérouse, professeur à l'Université bilingue de Galatasaray et chercheur géographe à l'IFEA, et le sismologue Ahmet Ercan (ITU et patron de plusieurs sociétés d'ingénierie géophysique), formé aux Etats-Unis, dont nous reparlerons.

2e jour – Istanbul, centre de gestion de l'eau

Visite à la société de gestion de l'eau de la région d'stanbul (ISKI), une administration municipale installée dans un immeuble ultra-moderne situé dans la banlieue nord-ouest d'Istanbul, et équipé d'une piste d'atterrissage pour hélicoptère. Accueil et topo présentés par le vice DG Tevfik Goumksu. L'ISKI a pour fonction de protéger les réserves en eau, d'alimenter les habitants en eau potable, et de gérer le traitement des eaux usées. C'est ainsi qu'ils ont récemment dépolluer la Corne d'Or, à la fois petit fleuve et bras de mer, qui était un véritable cloaque dans lequel les industriels limitrophes déversaient sans vergogne toutes sortes de résidus. Historiquement, la ville d'Istanbul est riche en vestiges hydrauliques (près de 70 citernes et réservoirs datant de l'époque byzantine, rappelant un peu les citernes d'Alexandrie, pouvaient contenir jusqu'à 200 000 m3). Au XVe siècle, les Ottomans construisirent quantité d'aqueducs, bassins et autres fontaines publiques. Aujourd'hui, Istanbul regroupe 12 millions d'habitants sur une surface de 6500 km2. L'ISKI, qui emploie 7000 personnes, distribue 1,17 million de m3, à 4 millions de foyers abonnés, ce qui nécessite des réseaux d'eau potable et d'eaux usées de respectivement 15 000 et 12 000 km. Son budget est de 1,68 million de dollars. Dans 16 grandes métropoles turques, c'est la municipalité qui gère l'eau; pour les autres et les villages, c'est l'Etat qui tient les rènes. Les ressources en eau proviennent des eaux de pluie et des nappes, recueillies notamment à hauteur de la forêt dite de Belgrade située au nord-ouest d'Istanbul, en direction de la Bulgarie, pays avec lequel la Turquie est en bon terme. Pressentant les problèmes d'alimentation en eau, l'ISKI a engagé 5 projets, notamment celui du Grand Melen (prélèvement d'eau dans une rivière), celui d'Istranca (Bulgarie) et une usine de désalinisation d'eau de mer. En fin de matinée, nous avons visité un chantier de creusement d'un énorme tunnel d'acheminement des eaux usées jusqu'à la station d'épuration de Pacha Bahçe (descente pour LB, VTM et DS dans un ascenseur brinquebalant jusqu'à une profondeur de 30 m au fond duquel des ouvriers chargeaient une boue noire extrêmement liquide dans des wagonnets !). Déjeuner sur la terrasse d'un restaurant admirablement bien placé, dominant le Bosphore, avec vue sur les deux forteresses se regardant en chien de faïence, l'une sur le bord européen, l'autre sur la frange asiatique, entre lesquelles, aujourd'hui, passent nonchalamment d'énormes pétroliers et porte-conteneurs. Comme il y avait du vent, on a tous déjeuné; (et dégusté du vin blanc !) vêtus de couverture rouge (belle photo). Après-midi, visite de l'Observatoire sismologique de Kandili (Université du Bosphore). Accueil par sa présidente, Mme Gumlay Altay, et Mustapha Aktar, professeur de géophysique à l'Université du Bosphore. Fondé en 1868 par le Français Aristide Kumbary, situé sur une colline dominant le Bosphore, il se compose de 3 départements (géodésie, ingénierie des tremblements de terre, géophysique). Les séismes étant une des plaies de la Turquie (elle est traversée par la faille nord-anatolienne), il s'agit là d'un des lieux les plus importants de ce pays, un endroit stratégique où sont concentrées toutes les informations concernant les tremblements de terre. Il faut savoir en effet qu'en un siècle, l'ancien pays des sultans a connu pas moins de 122 tremblements de terre de magnitude comprise entre 6 et 7,4 sur l'échelle de Richter, et qu'environ tous les sept ans et demi, il subit les humeurs de Pluton avec des séismes supérieurs à 7-7,9. Et depuis le dernier séisme en 1999 qui fit près de 20 000 morts, tous les sismologues (ou presque !, voir plus loin) s'attendent à un Big One dans la région d'Istanbul d'ici une trentaine d'annés ! Les informations arrivent ou repartent donc gràce aux différents réseaux mis en place (120 stations sismiques, 100 stations d'analyse des dommages, système d'alerte précoce opérant quelques secondes avant la manifestation du séisme et permettant d'arrêter les trains et métros et de fermer les vannes des gazoducs). En outre, cet observatoire travaille aussi à la prévention, notamment via son laboratoire de test des structures (plate-forme vibrante).

Le soir, dîner dans un restaurant du quartier Beyoglu, à l'invitation de Stanislas Pierret, conseiller culturel à l'Ambassade de France et commissaire général de la saison turque qui se déroulera en France en 2009. A cette occasion, sont prévues de nombreuses manifestations, financées pour partie par l'Etat, les collectivités territoriales et la société civile. Par exemple : expositions autour de "L'Europe vue d'Istanbul " à Lille, "De Constantinople à Istanbul" au Grand Palais, "Atatùrk" au musée Carnavalet, "Troie, la cité des Scythes" à la Cité des sciences, "La vie quotidienne à Topkapi" au Louvre, ainsi que des évènements en province (Biennale de Lyon). En 2010, ce sera au tour d'Istanbul d'être la capitale européenne de la culture.

3ème jour : Gaziantep et la belle Zeugma

Départ à 4 h du matin (décidément ça devient une habitude). Sixième ville de Turquie avec ses 1,6 million d’habitants, moderne et industrielle, sans grand cachet, c’est la capitale des pistaches. De plus, un événement relativement récent qui nous concerne indirectement, a eu pour effet de lui avoir fait changer de nom : d’Antep, elle est devenue GaziAntep après que les troupes françaises qui l’occupaient dans les années 1920 en furent chassées (gazi signifie résistance, je crois).

Visite du musée archéologique, dans lequel repose les plus belles pièces trouvées sur le fameux site de Zeugma, situé à une quarantaine de kilomètres de là, sur les bords de l'Euphrate, avant qu'il ne soit partiellement ennoyé par la construction du barrage de Birecik. Au musée, accueil de Mehmet Ocircnan, archéologue, responsable des fouilles. Bâtie vers 300 av JC par un général d'Alexandre le Grand, Zeugma devient romaine en 64 av JC avant d'être détruite en 256 ap JC par les Sassanides (dynastie perse venue d'Iran). Située sur l'une des routes de la soie, elle tombe alors en désuétude. Jusqu'en 1992 où dans le cadre de la mise en place d'un gigantesque complexe hydraulique, le GAP (projet du sud-est anatolien ), le gouvernement turc décide de construire un barrage. Grâce à des fouilles d'urgence menées de 1998 à 2000, plus de 500 m2 de mosaïques (dont la fameuse "gitane" aux boucles d'oreilles et au regard perçant) sont démontées et exposées au musée de Gaziantep. Le tiers du site a ainsi été fouillé puis submergé, les deux tiers restants sont en cours de fouille. Visite de la "tour de contrôe" du barrage de Berecik. Mis à part le joli point de vue, peu intéressant, le GAP n'ayant pas jugé utile de nous envoyer un ingénieur compétent, capable de répondre à toutes les questions posées par ces travaux pharaoniques. Certes ce barrage fournit bien de l'énergie électrique (8 turbines Alstom fonctionnent) mais, contrairement à ce qui nous était présenté dans le film de promotion, il n'existe actuellement aucun système d'irrigation. En outre, pourquoi vouloir irriguer à tout prix des oliviers qui ne sont pas encore plantés, alors que les collines avoisinantes, très sêches certes, sont couvertes de pistachiers ? Bilan des courses : Berecik est un des 7 barrages déjà construits sur l'Euphrate, parmi les 13 prévus. Au total, ce sont 22 barrages qui devraient être installés sur le Tigre et l'Euphrate. A noter que ce projet géant est largement financé par des banques et des sociétés européennes (française, autrichienne). Est-ce bien raisonnable, compte tenu de l'importance géostratégique de l'eau dans cette région du globe ?

Déjeuner à Birecik, village coincé entre l’Euphrate et une falaise vertigineuse au pied de laquelle se situe l’un des deux seuls centres de protection d’une variété d’oiseau en voie de disparition, l’ibis chauve, victime à la fois de la chasse et de la consommation d’insectes infestés de pesticides.

Visite du village d'Halfeti, lui aussi ennoyé au tiers de sa surface. Embarquement sur un bateau à moteur sur le lac de Rumkale pour aller visiter la citadelle de Tamlat, imposante forteresse implantée au confluent de deux vallées et par laquelle serait passé Saint-Paul, semble-t-il. Tout à coup le rassurant teuf-teuf de notre esquif s'arrête : on est bel et bien en rade. Personne auprès de qui appeler au secours malgré l'écho des falaises. La nuit tombe très vite. Heureusement, averti par un portable, un bateau fantôme sort de la nuit et nous prend en remorque. L'AJSPI en vadrouille sauvée des eaux. Grâce à l';appareil hyper-sophistiqué d'Olivier, Clara a réussi à prendre toute une série de photos racontant cette aventure non prévue mais qui nous laissera des souvenirs impérissables. Vo aussi doit en avoir des bonnes.

Dîner à Gaziantep, dans une grande salle de restaurant où des serveurs préparaient les tables voisines pour un mariage devant s'y tenir le lendemain.

4ème jour : Izmir (sud-ouest de l'Anatolie, au bord de la mer Egée

Deuxième lever très, très matinal : le minibus vient nous cueillir à 4h30. Les cernes sous les yeux sont bien creusés. Heureusement, pour adoucir ce difficile réveil, le petit-dej est quand même servi. Ramadan oblige. Au programme de la matinée : Gaziantep-Ankara, puis Ankara-Izmir. La plupart tente de prolonger leur courte nuit pendant les deux heures de vol. A Izmir, dont l'ancien nom est Smyrne, nous sommes accueillis par Didier Laroche, architecte, professeur d'archéologie à l'Université de Strasbourg, qui a dirigé les fouilles de la ville pendant une dizaine d'années. Situé en pleine ville, le chantier a mis au jour une agora romaine. L'étude stratigraphique du sol, menée par Markus Kohl, jeune archéologue d'origine allemande (CNRS et IFEA), actuel directeur des fouilles, révèle les occupations successives de la place depuis le IIe siècle av. J.-C. : Grecs, Romains, Byzantins, Ottomans ont tour à tour pris possession de l'agora, s'en servant comme cimetière à deux reprises. Guidés par les deux archéologues, nous déambulons entre les vestiges de l'agora. Tout comme sur le chantier du tunnel à Istanbul, il est surprenant de pouvoir toucher les pierres, fumer sur le site, sans aucune contrainte !! Nous découvrons les systèmes de canalisation mis en place pour alimenter la ville en eau. Après chaque secousse tellurique qui secoue la région, les habitants de l'époque eurent à remanier les canaux, la source ayant été déplacée. Sous les restes de la basilique, édifice public où l'on rendait la justice, Markus nous montre des tags, des graffitis antiques ! Gravés dans la pierre ou peints, oiseaux, bateaux, gladiateurs couvrent ainsi des dizaines de mètres de murs. Des inscriptions codées, maintenant déchiffrées, révèlent aussi des déclarations d'amour ! Qui a taggué ainsi les sous-sols de la basilique ? Des prisonniers, enfermés dans la maison d'arrêt d'alors ? Des gymnastes venus s'entraîner sur les 160 mètres ? Pour l'instant, toute hypothèse est possible. Autour des fouilles, les maisons délabrées accueillent les plus défavorisés de la vile actuelle, pour la plupart des immigrés venus de l'est du pays, des squatteurs, des sniffeurs de colle. Dans un souci de promotion touristique, la mairie d'Izmir souhaite aménager les fouilles pour les visites du public et réhabiliter le quartier. Démolition et expropriation vont bon train. C'est peu dire que les voisins du chantier ne sont pas enchantés par la mise en valeur du patrimoine historique de leur pays ! A 14h, nous nous faufilons à travers la dense circulation de la ville, en direction de Urla, un petit port situé au sud d'Izmir. Un déjeuner nous attend : mezze, calmars, mini-poulpes, rougets frits, bar, fruits se suivent, après des temps de pause bien longs. Enfin, nous avalons un café turc, indispensable vu l'état de fatigue du groupe et continuons notre périple.

Visite à bord de l'Ulu Burun, un voilier totalement construit à l'ancienne selon les vestiges et documents retrouvés. C'est carrément de l'archéologie expérimentale.

Puis visite du chantier de la birême antique (galère à deux rangs de rames de chaque côté) en présence de Osman Erkurt, archéologue marin et de M. Erkanal, de la mission archéologique de l'Université d'Ankara. Dîner au resto La Cigale, à la fraîche, dans les jardins du Centre culturel français d'Izmir, en compagnie de Didier Laroche et Markus Kohl. Repas pantagruelique (entrées variées, un poisson, une viande, des desserts...)? Repus, nous nous baladons en bord de mer, jusqu'au mémorial monumental rappelant les événements du 9 septembre 1922 : Atatùrk reprend Smyrne aux Grecs qui l'avaient envahi au lendemain de la Première guerre mondiale. Cette victoire marque un moment décisif dans la guerre d'indépendance turque, et constitue un important jour férié pour les Turcs.

5ème jour : Istanbul et la préiction des séismes

Déjeuner avec Ahmet Ercan, sismologue (ITU et patron de plusieurs sociétés d'ingénierie géophysique). Selon lui, en se basant à la fois sur l'analyse des séismes passés (6,4 en 1894 ; 7,3 en 1912) et une modélisation prédictive tenant compte de l'intervalle encore non fracturé de 120 km situé dans l'axe de la faille nord-anatolienne (segment se trouvant dans la mer de Marmara), il n'y aura pas de séisme (Big One) supérieur à 7,5 dans les 500 ans à venir, ni même de tremblement de terre supérieur à 6,4 d'ici 2015. Plus encore, il prédit que le relarguage de l'énergie correspondant àun séisme de 7,3 s'effectuera en deux fois, la première étant liée à un épicentre situé en mer de Marmara, entre 7 et 10 km de profondeur (magnitude 6,3 à 6,7), et le second à un épicentre situé à 100 km au sud d'Istanbul (magnitude 7 à 7,2). En outre, il répète que ce n'est pas parce que le gouvernement oblige désormais les nouveaux bâtiments à résister à 7,5 que le prochain séisme atteindra cette magnitude. Tout ceci est très intéressant. Malheureusement, il n' pas publié ses travaux dans une revue internationale à comité de lecture. Toutefois, il semblerait qu'il en ait publié quelques éléments dans "Bilimve Technik", une revue non primaire. En outre, il a écrit un petit livre en 2003 sur ce sujet, malheureusement en turc. Fin du repas, adieux et remerciements à Xavier Labouze pour la qualité du programme qu'il nous a conconté.

Après-midi : écrabouillement dans le tram, attention aux mains baladeuses. Visite de l'ancienne basilique-mosquée Sainte-Sophie devenue lieu culturel et de la mosquée bleue. Retour à pied par le fameux pont de la Corne d'Or, ouvrage à deux étages, le bas étant occupé par une multitude de restaurants servant du poisson dans une ambiance musicale, tandis qu'au dessus passent inlassablement tramways et voitures dont Xavier nous assure qu'Istanbul en reçoit 600 de plus chaque jour ! On dîne dans un petit resto, puis on finit la soirée à la terrasse d'un café dans une ruelle piétonne donnant sur l'axe principal, l'avenue Istiklad. Lise rigole, Delphine et Julie discutent, Clara et Olivier prennent des photos et Vahé s'endort en buvant sa bière...

Denis Sergent, Vahé Ter Minassian et Julie Coquart

L'AJSPI en Turquie

Lundi 8 Octobre 2007 (Jour entier) - Samedi 13 Octobre 2007 (Jour entier)