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Rencontre VITA NOVA, les 18 et 19 septembre 2015 à la Galerie Le Daume

Par Dorothée Benoit... le ven 4/9/15 - 17:29

Nous avons le plaisir de vous inviter à participer à la Rencontre VITA NOVA, les 18 et 19 septembre 2015 à la Galerie Le Daume, 69 avenue Daumesnil, 75012 Paris. VITA NOVA s'inscrit dans la dynamique Festival Vivant, volet français du programme européen Synenergene. 

VITA NOVA a été conçue comme une rencontre artistique, citoyenne et scientifique, par un groupe curatorial composé de Mael Le Mée, Maud LC, Emmanuel Ferrand.

La rencontre met en scène les œuvres d’une quinzaine d’artistes ou designers : David Guez, ORLAN, Catherine Nyeki, Carole Collet, Claude Cehes, Mael Le Mée, Sarah Garzoni, Maud LC, Louis Rigaud, Catherine Voison, Golnaz Behrouznia, Marion Orfila, Matthias Schmitt.

Elle s’articule selon deux pôles, l’interdépendance des organismes et la fabrique des « artéfacts », au sens de produits artificiels réalisés par l’homme.

VITA NOVA permettra d’explorer les différences et les similitudes entre la créativité du vivant, la créativité technique et la créativité artistique. Jouant ainsi entre les possibles et les fantasmes, chacun pourra s’interroger : Comment considérons-nous les organismes vivants, dès lors qu’on les instrumente et qu’on les modifient ? Que deviennent nos corps, nos existences, nos élevages ou animaux de compagnies, nos écosystèmes dès lors qu’ils sont remaniés, hybridés, connectés ? Quelles cohabitations entre organismes naturels et « artificiels » sont possibles, souhaitables ? Pour quels projets et quel monde commun ?

Présentation

Le Festival vivant prend place au sein du programme européen Synenergene, consacré à la biologie de synthèse, et qui se déroule sur quatre ans (juillet 2013 - juin 2017). Il fait partie des plans de mobilisation et d'apprentissage mutuel (MMLAP) pour la recherche et l'innovation responsable (RRI) soutenus par l'Union européenne. 

En France, l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (UPS) participe à la plate-forme consacrée à la participation du public, sous la coordination générale de Dorothée Browaeys. Il s’agit de donner l’occasion à chacun de découvrir les technologies sur le vivant qui se développent et notamment la biologie de synthèse, et de pouvoir questionner les réalisations, les objectifs, les priorités.

Le processus choisi est une dynamique de mobilisations successives de publics divers, à partir d’une mise en rapport de la communauté scientifique et des artistes concernés par le vivant.  Ce déconfinement de la recherche d’une part, et cette « mise en représentation » du vivant par l’expression symbolique d’autre part peut donner à « éprouver » les enjeux du futur.

Argument 

Le grouillement des bêtes, les formes et astuces du monde vivant nous prennent aux tripes. Concernés car enchâssés dans le monde vivant, nous n’en finissons pas d’explorer ses myriades d’inventions. Insectes invisibles dans les feuilles, parasites manipulateurs, bactéries colonisatrices de tous les milieux et de notre propre corps, virus tueurs ou protecteurs, molécules flexibles, machineries cellulaires… Fascinant et inquiétant à la fois, ce monde s’enrichit d’inventions biotechnologiques en tout genre. Lapins fluorescents, brebis clonées, levures productrices d’huile de palme, d’antipaludéen ou de morphine, tomates transgéniques, algues à biocarburants, bactéries synthétiques mangeuses d’arsenic, arbres luminescents… sont au menu des jours futurs. Car la biologie de synthèse déploie des outils puissants de remaniement des génomes pour pousser plus loin le « design à façon » des organismes vivants, amorcé avec l’ingénierie génétique des années 1970. De la domestication du vivant au vivant synthétique…

Je vous communique ici le lien sur le site Festival vivant.

L'équipe du Festival vivant - Synenergene France