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Colloque à l'Assemblée Nationale pour la recherche environnementale

Irstea

Construire une société nouvelle, améliorer notre compétitivité avec la recherche environnementale

La recherche et l’innovation sont au cœur des préoccupations de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques. L’OPECST a consacré plusieurs auditions et rapports à ces enjeux incontournables et suivi avec intérêt la création des alliances thématiques de recherche, constituées afin d’œuvrer à la réussite de la stratégie nationale de recherche.

En partenariat avec l’Alliance nationale de recherche pour l’environnement (AllEnvi), l’OPECST a voulu faire le point, à l’aide d’exemples concrets, sur les retombées bénéfiques de la recherche environnementale pour la société et l’économie, ainsi que pour la préservation de l’environnement. Ce domaine de recherche jouera, en effet, un rôle crucial dans la réussite de la transition écologique.

Audition publique organisée par M. Bruno Sido, sénateur, M. Jean-Yves Le Déaut et Mme Anne-Yvonne Le Dain, députés,

Le jeudi 03 juillet 2014 de 9h00 à 18h00

  • A l’Assemblée nationale    -
    Salle Lamartine
    101 rue de l’Université – Paris 7ème

Inscription obligatoire auprès de :

Nathalie Le Bars - tél : 01 40 63 70 76 – nlebars@assemblee-nationale.fr

opecst-contact@assemblee-nationale.fr

 

Se munir d’une pièce d’identité

                           

 

 

PROGRAMME DE LA JOURNEE

 

Les résultats de recherche seront présentés en binôme par les chercheurs qui ont contribué à les obtenir et les industriels et/ou élus qui les exploitent.

Matinée : l’impact de la recherche environnementale sur la société

                            9h00     PROPOS INTRODUCTIFS par M. Jean-Yves Le Deaut, député, premier Vice-Président de l’OPECST
et M. François Houllier, Président d’AllEnvi.

 

                            9h30   Première table ronde : Bien-être, santé, sécurité alimentaire

  • Le microbiote intestinal
  • Biocontrôle des productions agricoles
  • Mesure de la qualité de l’air intérieur

Mise en perspective : E. Quemeneur, CEA - AllEnvi

Débat

 

                            11h00  Deuxième table ronde : Conflits d’usage, risques et vulnérabilité

  • Gestion de l’eau, caractérisation d’un hydrosystème sous-terrain
  • Gestion du risque inondation, chaîne d’information sur crues éclairs RHYTMME

Mise en perspective : P. Vincent, Ifremer-AllEnvi

Débat

 

                            Après-midi : La contribution à la préservation de l’environnement

                            14h00    PROPOS INTRODUCTIFS par Mme Anne-Yvonne Le Dain, députée, vice-présidente de
                             l’OPECST

 

                            14h15  Première table ronde : Biodiversité et écosystèmes

  • Restauration des populations d’esturgeons
  • Extraction des principes actifs des végétaux, plantes à traire

Mise en perspective : S. Thiebault, CNRS-INEE - AllEnvi

Débat

 

   15h30  Deuxième table ronde : Développement durable

  • Valorisation Ressources,  matériaux bio-sourcés 
  •  Valorisation des déchets, biotechnologies blanches et  méthanisation

Mise en perspective : G. Trystram, AgroParisTech

Débat

                            17h00  L’évaluation environnementale : une recherche transversale

  • V. Bellon-Maurel, Irstea – AllEnvi et Francis Moisan, Ademe

Débat
 

17h20   CONCLUSIONS par M. Jean-Marc Bournigal, Vice-Président d’AllEnvi, président d’Irstea, et
M. Jean-Yves Le Deaut, député, premier Vice-Président de l’OPECST.
 

Présentation des sujets

 

BIEN-ETRE – SANTE – SECURITE ALIMENTAIRE

  • Mieux comprendre les bactéries de nos intestins pour améliorer notre santé

Interface entre les aliments et nos cellules intestinales, 100 000 milliards de bactéries vivent dans notre intestin. Des perturbations au sein de cette communauté bactérienne sont à l'origine de nombreuses maladies immunitaires, neurologiques… Depuis 10 ans, l’Inra caractérise cet écosystème, appelé « Microbiote intestinal », par des approches de métagénomique pour étudier ses variations selon le type de population, le génotype, les maladies, l'âge, les habitudes alimentaires, la prise de médicaments et l'environnement. Et ainsi offrir la possibilité de le modifier pour améliorer la santé et le bien-être de chaque individu. La start-up Enterome développe d’ores et déjà des méthodologies de diagnostics  de maladies métaboliques chroniques et inflammatoires liées à des anomalies de la composition bactérienne de l'intestin.

Contacts : M. Pierre Bélichard, président directeur général d’Enterome et M. Duchko Erhlich, directeur de recherche  à l’unité de recherche de génétique microbienne de l’Institut national de recherche agronomique (Inra).

  • Protéger les végétaux de maladies par l’utilisation de mécanismes naturels

Le développement des bio-pesticides et autres procédés de bio-contrôle des maladies des plantes permet de limiter l’utilisation de produits phytosanitaires. L’Inra a sélectionné une souche naturelle de champignons microscopiques du genre Trichoderma exploitée par la société Agrauxine pour lutter contre les maladies du bois de la vigne avec une diminution des produits de traitement dont l’efficacité reste par ailleurs limitée. L’association entre un autre champignon et les racines favorisant les processus de micorhization permet également de réduire les apports d’engrais. Trois nouveaux produits sont en cours de développement pour lutter contre le botrytis de la vigne, les pathogènes fongiques des légumes et des fruits ou encore pour stimuler la croissance des plantes.

 

Contacts : M. Antoine Coutant, directeur général d’Agrauxine et M. Didier Andrivon, chef de département adjoint au département santé des plantes et environnement de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra).

 

  • Un indicateur de la qualité de l’air 

Il y a plus de 10 ans le laboratoire CEA/CNRS de l’Iramis a créé un matériau nanoporeux à haute capacité d’adsorption capable de piéger les polluants chimiques de l’air. Ce matériau est couplé à des réactifs ultra sensibles aux polluants permettant ainsi leur détection. Une entreprise, Ethera, utilise cette technologie brevetée pour proposer des appareils simples et performants accessibles au plus grand nombre pour mesurer la qualité de l’air intérieur des bâtiments.

Contacts : M. Yves Bigay, président directeur général d’Ethera et Mme Thu-Hoa Tran Thi, directrice de recherche CNRS au sein du laboratoire Francis Perrin du CEA de Saclay.

 

CONFLITS D’USAGES - RISQUES ET VULNERABILITES

  • Gérer durablement la ressource en eau minérale naturelle de la Salvetat

Afin de gérer durablement la ressource en eau minérale naturelle de la Salvetat, Danone Eaux a sollicité le BRGM pour améliorer la compréhension de la structure et du fonctionnement de ce réservoir complexe et notamment les conditions de création des flux d’eau minéralisée. De nouvelles approches pluridisciplinaires ont permis d’optimiser la gestion durable de cette ressource à moyen et long termes, à l’aide d’un outil numérique original, utilisable pour d’autres gisements d’eau minérale naturelle carbo-gazeuse.

 

Contacts : M. Patrick Lachassagne, responsable environnement et ressources en eau de Danone

Eaux France et M. Jean-Christophe Maréchal, responsable de l’unité nouvelles ressources et économie du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).

 

  • Un radar pour observer les précipitations et gérer les risques naturels en montagne

Irstea et Météo France ont développé et implantés trois radars hydrométéorologiques (RYTHMME) permettant de recueillir en temps réel et géolocalisés les précipitations dans trois départements des Alpes du Sud. Ces données, accessibles en temps réel sur une plateforme web, permettent aux gestionnaires du risque en région PACA (collectivités territoriales, services de l’Etat et responsables d’infrastructures publiques) de mieux anticiper et gérer le risque lié aux pluies intenses et crues soudaines, aux laves torrentielles ou  aux glissements de terrain et chutes de blocs.

Contacts :  M. Hervé Champion, chargé de mission au service des risques naturels majeurs de la

région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) et M. Patrice Mériaux, ingénieur-chercheur à l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea).

 

BIODIVERSITE ECOSYSTEMES

 

  • Impact sur la restauration de populations et l'aquaculture pour le caviar

Afin d'éviter la disparition de l’esturgeon européen dans les années 70, Irstea mène des travaux de recherches sur l'écologie de l'espèce en milieu naturel et sur la physiologie de sa reproduction en appui au Plan national d'action pour la conservation de l'esturgeon européen. Au fil des recherches, Irstea a développé un savoir-faire concernant la reproduction et l'élevage d'une autre espèce d'esturgeon utilisée comme modèle, l'esturgeon sibérien. Le transfert de ce savoir-faire aux éleveurs aquacoles au début des années 1990 a fait naitre une nouvelle filière qui avec plus de 20 tonnes par an place la France parmi les premiers producteurs de caviar au monde.

Contacts : M. Thierry Mazet, Directeur de l’agriculture, agroalimentaire, forêt et mer du Conseil Régional d'Aquitaine et M. Eric Rochard, directeur de recherche à l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea).

 

  • Des plantes à traire

Les pharmacies et cosmétiques ont besoin de grandes quantités de molécules végétales à faible coût. L’Inra et l’Institut national polytechnique de Lorraine (INPL) ont développé une technique innovante brevetée baptisée « plantes à traire®». Il s’agit de stimuler une fois par mois des plantes cultivées hors-sol pour en soutirer les principes actifs produites par les racines sans tuer la plante. Les molécules concernées sont des « métabolites secondaires » de défense et ne sont pas strictement nécessaires à la survie de la plante, qui les synthétise habituellement en très petite quantité. Cette technique est utilisée par La société PAT SAS « Plant Advanced Technologies SAS ».

Contacts : M. Jean-Paul Fèvre, président directeur général de Plant Advanced Technologies (PAT)

et M. Frédéric Bourgaud, professeur à l’Université de Lorraine.

 

DEVELOPPEMENT DURABLE

  • Produire des plastiques 100% biodégradables de haute performance

Le CNRS et l’Insa ont développé avec la société Carbios des procédés permettant de valoriser les déchets plastiques et les rendre biodégradables. Ils collaborent pour accélérer l’intégration de la chimie du végétal dans le domaine de la plasturgie. Ils ambitionnent ainsi de développer des technologies et procédés innovants permettant de produire à partir de matières premières 100% renouvelables des plastiques de hautes performances industrielles, compétitifs et à fin de vie contrôlée.

Contacts : M. Emmanuel Maille, Directeur Corporate & Business Développement de Carbios et M. Alain Marty, Professeur à l'Institut nationale des sciences appliquées de Toulouse (Insa).

 

  • De l’énergie dans les déchets !

 

La méthanisation permet de valoriser des déchets organiques et de les transformer en énergie « biogaz ». L’entreprise Naskéo développe avec l’Inra des technologies de méthanisation, et notamment un procédé adapté aux déchets solides mélangés, Ergénium. Avec l’évolution du contexte réglementaire français et les objectifs de production d’énergie renouvelable du Grenelle de l’environnement, ces technologies représente en 2013 près de 10 % des installations de méthanisation en termes de puissance électrique installée.

Contacts : M. Aurélien Lugardon, président directeur général de Naskeo et M. Michel Torrijos, ingénieur de recherche au laboratoire de biotechnologie de l’environnement de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra).

 

  • L’évaluation environnementale : une approche transversale

Dans un contexte de transition écologique et sociale de l’économie encouragée par les politiques, certaines entreprises misent sur la performance environnementale et sociale de leurs produits ou services pour gagner de nouveaux marchés et de la compétitivité. Pour cela, les entreprises ont besoin de la recherche pour concevoir des méthodes d’évaluation et préparer les marchés à accueillir favorablement ces produits et services à empreinte environnementale et sociale (E&S) réduite. Irstea a lancé en mars 2014 une chaire industrielle ELSA-PACT pour mettre en place des méthodes et des outils permettant d’évaluer les impacts des activités humaines en collaboration avec les entreprises.

 Contacts : Mme Véronique Bellon-Maurel, directrice du département Ecotechnologies de l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea) et M. François Moisan, directeur exécutif de la stratégie, de la recherche et de l’international à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise d’énergie (Ademe).

Colloque à l'Assemblée Nationale pour la recherche environnementale

Jeudi 3 Juillet 2014 9:00
Assemblée Nationale
101 rue de l'Université Salle Lamartine
75007 PARIS